L’EUROPE EST NOTRE AVENIR

13 août 2008 · Publié dans la catégorie Argumentaires 

La crise européenne est d’abord une crise du sens

L’Europe est la grande utopie de notre temps, la seule vraie « Nouvelle Frontière » pour nos générations et celles à venir. L’avenir de la France est indissociable de la construction européenne : c’est cette conviction profonde qui a conduit, depuis 60 ans, les socialistes à s’y engager résolument.
Longtemps, les aspirations populaires à la paix et à la prospérité ont été les moteurs de cette démarche. Désormais, la paix semble acquise alors que la prospérité paraît menacée par le mode contemporain de globalisation économique et financière.
L’élargissement sans renforcement politique à créé un effort de distanciation avec les peuples. L’Europe n’apparaît que comme un espace de droit, de libre circulation et d’échanges. D’où la crise d’identité.
Entre l’Etat - nation et l’espace - monde, pourtant, elle doit être un échelon pertinent de régulation, un lieu de création de richesses et de protection, à condition parallèlement de remettre sur le métier sa construction politique. Il faut redonner un sens à l’aventure européenne.
Au moment où de nouvelles puissances s’affirment, l’Union européenne doit sans tarder se remettre en ordre de marche, sous peine d’être condamnée à l’effacement.

L’Europe est l’espace politique pertinent

Cette conviction nous conduit à militer en faveur de transports de compétences, de procédures de décisions simplifiées, l’affirmation de droits sociaux, des institutions plus fédérales et parlementarisées.
Il faut s’inspirer, d’emblée de la stratégie de Lisbonne qui, en 2010, avait abouti à l’adoption d’objectifs économiques, sociaux et environnementaux.
Il faut bâtir, en effet, de nouvelles politiques communes : l’Europe de la recherche et de la connaissance, de l’énergie, de la défense en créant, dans un premier temps, des moyens propres, de l’environnement comme puissant levier en matière de croissance solidaire et responsable, d’une politique agricole commune refondée pour prendre en compte les objectifs nouveaux : alimentation, santé humaine et animale, aménagement du territoire, environnement.
Pour ce faire, une nouvelle répartition de l’effort budgétaire consenti, à pression fiscale constante, s’avère indispensable. Il doit être doublé et porté à  2% du P.I.B. des Etats membres, le cas échéant par la création d’un impôt européen qui pourrait être assis sur le bénéfice des sociétés, en abandonnant, de plus, le principe de « juste retour » et en accroissant le droit de regard des parlements nationaux sur les dépenses.

Nous devons œuvrer à définir un programme et une stratégie communes aux socialistes européens en vue des élections de 2009.

Nous devons, dans cette perspective, dépasser les insatisfactions engendrées par la construction de l’Union, les divergences qui ont surgi lors du processus de ratification du Traité Constitutionnel Européen, veiller à détacher les prochaines élections des polémiques franco-françaises, et porter le programme du P.S.E dans le but de rapprocher l’Europe des citoyens et la rendre plus compréhensible par eux.

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