Présentation de la contribution “Besoin de Gauche”
IV - Reconstruire le Parti socialiste.
Le Parti socialiste a pris du retard. Depuis dix ans, il ne s’est pas préparé à maîtriser les nouveaux enjeux de la période. La tactique a pris le pas sur la projection dans l’avenir, la synthèse a prévalu sur les indispensables choix stratégiques. La réflexion a cédé le champ à la communication, le travail collectif a été éclipsé par la gestion des écuries et des clans.
La conviction qu’en dépit de tout cela, l’exaspération d’un peuple suffirait à garantir la défaite de la droite a été cruellement démentie par les faits. Nous avons déçu les millions de femmes et d’hommes qui nous espéraient à la hauteur des enjeux, parce que nous avons oublié que, dans ce pays, la gauche n’est jamais parvenue à ravir le pouvoir aux conservateurs qu’au terme d’un travail en profondeur. L’imagination s’en est allée, le leadership s’est émietté, la fraternité s’est abîmée, l’énergie du socialisme s’est réfugiée dans les collectivités territoriales.
Et pourtant le Parti socialiste a en lui et autour de lui de formidables ressources. Il se compose de militants dévoués, pour qui l’engagement collectif au service d’un idéal de progrès conserve tout son sens. Ses élus, nombreux et d’une exceptionnelle qualité, sont confrontés chaque jour aux souffrances de la société française, auxquelles ils s’attachent à apporter des solutions de toutes les générations. Les experts, les intellectuels qui sont proches de nous n’attendent qu’à être remobilisés. Tous ont conservé intacte leur capacité de révolte et d’indignation, et ne supportent pas que la réforme serve de prétexte à la multiplication et à l’approfondissement des injustices.
Valoriser nos atouts, nous redresser sur le plan intellectuel, nous remettre au travail, ensemble : c’est ainsi que nous réussirons ce Congrès, que nous le rendrons utile à la gauche et aux Français.
Rassembler les gauches demeure évidemment l’objectif. Mais quelles gauches ? La situation est profondément différente du moment d’Épinay, où deux grands partis structuraient pour l’essentiel l’électorat de gauche. Le Parti socialiste n’a jamais été plus fort qu’aujourd’hui. Pourtant, avec des alliés électoralement faibles, le Parti communiste et les Verts, et de petits partis, le PRG et le MRC, il peut être durablement impuissant à construire un rapport de forces majoritaire. Et ce paradoxe est encore renforcé par la double concurrence que font peser, à l’extrême-gauche, un gauchisme protestataire et compassionnel qui n’entend pas participer à une alternative politique réelle, et, sur la droite, un centrisme présidentiel qui apparaît de plus en plus comme une aventure solitaire.
Dans ces conditions, il n’y a pas d’autre solution pour les socialistes que d’atteindre une masse critique indispensable à une dynamique victorieuse. La visée d’un parti de toute la gauche est utile. Mais elle s’avère trompeuse si, par là, nous entendons seulement un accord avec quelques morceaux d’appareils. C’est bien une mutation qu’il nous faut accomplir, et qui suppose un profond renouvellement.
Nous avons besoin d’un parti beaucoup plus proche de son électorat, qui donne à ses militants un rôle d’animation politique, et qui, à côté de ses fonctions traditionnelles et essentielles - la définition du programme, la sélection des candidats - développe de nouvelles pratiques.
Nous devons concevoir et construire un parti-réseau, qui associe en permanence les citoyens et les associations à ses définitions programmatiques, qui organise ses relais dans le monde économique et social, pas seulement sous la forme de la section « thématique », mais en acceptant aussi des associations temporaires autour de telle ou telle tâche, de tel ou tel projet. Notre parti doit profondément revoir sa communication, qui ne s’est pas suffisamment adaptée à l’évolution des médias et à l’essor des technologies modernes.
Nous devons également développer des services pour les militants et notre base sociale, en réinventant l’éducation populaire. Surtout, il nous faut accorder toute sa place au travail d’analyse pour comprendre et anticiper les évolutions du monde et de la société, ce qui suppose de revoir les modes de fonctionnement de la Fondation Jean Jaurès, promouvoir des initiatives ouvertes au monde de la recherche, renouer avec la pratique des conventions thématiques.
Mais notre Parti ne se modernisera pas s’il ne devient pas plus démocratique. Pour y parvenir, nous proposons de changer le mode de fonctionnement des instances de direction nationales, en redonnant au Conseil national son rôle d’instance de débats et d’orientation ainsi que son pouvoir de contrôle, en refaisant du Bureau national un lieu de mise en œuvre des décisions. La transparence des travaux de ces instances sera assurée par la création d’une télévision sur Internet et la retransmission de leurs travaux. Enfin, au niveau local, nous entendons réformer les conseils fédéraux, pour qu’ils soient de réelles instances de délibération politique respectant l’expression des différentes sensibilités en même temps que la représentativité des secrétaires de section.
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Un commentaire to “Présentation de la contribution “Besoin de Gauche””


Il est important d’inclure une critique radicale de la politique actuelle dont je voudrais apporter un exemple :
Le sarkozisme représente à un retour au capitalise pur et dur à la Bush ou à la Berlusconi, qui s’est appuyé sur le discours de Sarkozy, qui est construit sur une rhétorique implacable annonçant une chose et son contraire, ce qui lui permet d’affirmer qu’il ne ment jamais et que ses interlocuteurs sont de mauvaise foi. Pour le contrer il faut dons le prendre au piège des faits qui représentent la seule réalité valable !
Sur le plan des valeurs, il substitue à la valeur traditionnelles de l’ égalité, la valeur travail qui est naturellement un leurre, car il s’agit non de travailler plus pour gagner plus, mais de gagner la même chose pour un travail supplémentaire, ce qui est démontré par l’abandon de fait de la durée légale du travail, dans la mesure où les 35 heures par exemple sont idées de leur contenu. C’est cela le défi lancé aux syndicats : on annonce e maintien des 5 heures mais on le vide de son contenu en laissant une négociation locale avec les employeurs pour les heures supplémentaires qui s’inscriront progressivement dans la durée du travail, la on augmentation des salaires t l’inflation, feront le reste.
La même technique est utilisée pour toutes les autres Institutions dont l’Ecole est un bon exemple : cette dernière garantira seulement la reproduction des favorisés et son le contenu républicain d’ascension sociale, sera abandonné. On aura progressivement une société de type monarchique qui maintiendra chacun à une place donnée de naissance par le truchement des héritages ! Seuls les riches continueront de s’enrichir au détriment des plus pauvres !