Promouvoir l’égalité réelle

8 septembre 2008 · Publié dans la catégorie Argumentaires 

Notre déclaration de principes se réclame explicitement du réformisme

L’Histoire a montré ce que les tentatives de rupture avec le capitalisme ont humainement et socialement coûté.
Adeptes d’une politique qui s’appuie sur les réalités, nous ne nous résignons pas pour autant à réduire le socialisme à un pragmatisme gestionnaire ou à un réformisme purement défensif
La gauche doit œuvrer à la concrétisation d’une utopie émancipatrice qui fonde sa vocation depuis 1789.

Lutter contre les mécanismes de reproduction sociale

Nous devons incarner la recherche de l’égalité réelle des chances face à la droite qui reproduit de génération en génération les inégalités de patrimoine et de savoir.
Nous voulons donner à chacun les moyens d’accéder au « capital culturel », de déployer ses talents et de trouver sa juste place dans la société : notre projet pour l’école, l’université et la formation professionnelle devra donc occuper un rôle central.

Viser l’individu dans notre volonté de transformation sociale

Nous devons faire en sorte que chaque individu soit en capacité de se saisir des correctifs sociaux apportés par la puissance publique afin qu’il puisse choisir sa façon de vivre et ses pratiques culturelles dans le processus d’individualisation qui travaille en profondeur notre société et remodèle les classes traditionnelles.
Nous devons, en ce sens, mieux intégrer la diversité des situations et des attentes qu’il s’agisse des retraites, de l’éducation, des conditions de travail, pour faire descendre l’action corrective de la politique au niveau même de l’individu et encourager, ainsi, l’ouverture à l’autre.
Nous ne cautionnons pas, pour autant, les dérives de l’égoïsme contemporain. Nous refusons une société de « tous contre tous ». Nous combattons la réduction de la politique au consumérisme et à la juxtaposition des revendications catégorielles.
Nous travaillons à une société d’individus où chacun aurait les moyens de réussir et de s’accomplir, où ne pèseront plus les privilèges de naissance et les déterminations de classe, de couleur de peau, de sexe ou de territoire. Face aux menaces communautaristes, il faut évidemment faire de la lutte contre les discriminations, un axe central de la politique sociale.

Opposer le « travailler mieux » au « travailler plus ».

Nous revendiquons la « valeur travail » comme vecteur d’émancipation et d’accomplissement de l’individu qui est loin d’être un fait acquis pour tous et demeure une combat primordial.
Nous plaçons donc au cœur de nos préoccupations le refus de la précarisation de l’emploi, la protection de la santé au travail, la participation des salariés à la gouvernance de leur entreprise, l’accroissement de la mobilité professionnelle par la valorisation des compétences.
La droite a fait de la durée hebdomadaire du travail un enjeu idéologique : elle est pour nous un moyen privilégié d’articuler temps de travail et temps consacré à la vie familiale et aux activités sociales et culturelles.
Nous accordons une place essentielle à la formation professionnelle, tout au long de la vie, afin de permettre aux salariés, notamment, d’anticiper les mutations d’activités.


Etablir un nouveau pacte social et territorial

Permettre à tous l’accès aux biens essentiels (logement, santé, éducation), telle est bien la condition de l’adhésion des couches populaires à notre projet.
Relever le défi de la société fragmentée, c’est afficher des thèmes fédérateurs à la fois, de protection sociale et de promotion individuelle, indiquer clairement aux couches populaires ce qu’elles peuvent attendre de la gauche.
Lutter, dans le même temps, contre l’exclusion et la pauvreté s’impose toujours comme une priorité car elles sont par leur ampleur et leur persistance un facteur qui ronge la société, à l’exception d’une infime minorité de privilégiés « hors sol » ; cette résolution qui ne peut alimenter l’assistanat, se doit de déboucher sur l’activité et l’implication dans la vie sociale ; plus largement encore, la politique de la gauche doit permettre à tous ceux qui résident en France, d’où qu’ils viennent, d’y vivre dignement.
Rechercher aussi une répartition plus juste des charges publiques s’avère un objectif primordial de la gauche, principalement au travers d’une réforme fiscale courageuse qui pénalise la rente et encourage l’effort et le travail.

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